Psychologue clinicienne depuis 1994, je reçois adultes, adolescents, couples et familles au Pôle de Santé des Monts d'Or. On avance à votre rythme, sans jugement, et vous n'avez pas besoin de savoir par où commencer : le premier rendez-vous sert justement à ça.
Mon parcours s'est construit au contact de personnes très différentes : centre médico-psychologique et hôpital de jour pour adultes, unité de thérapie familiale, puis Maison des Adolescents de Villefranche-sur-Saône auprès des 12–19 ans et de leurs parents.
Cette diversité façonne ma pratique aujourd'hui : je m'adapte à qui vous êtes et à ce que vous traversez, plutôt que d'appliquer une méthode unique. Nous définissons ensemble ce que vous venez chercher, et nous vérifions en chemin que la thérapie vous fait du bien.
Master de psychologie clinique — Université Lyon II
Thérapie familiale et de couple — formation A.D.S.P.F.
Psychologue clinicienne depuis 1994 — plus de trente ans de pratique
Supervision de professionnels — soignants, psychologues, équipes éducatives
Venir seul, à deux ou en famille. Choisissez ce qui vous ressemble le plus : rien n'est figé, nous ajusterons ensemble.
Adultes · 65 € · 50 min
Un espace pour déposer ce qui pèse, comprendre ce qui se répète, puis avancer. Sans devoir tout dire d'un coup.
Ce qu'on peut travailler
Adolescents · 65 € · 50 min
J'ai longtemps reçu les 12–19 ans à la Maison des Adolescents : la confiance se gagne, et les parents ont aussi besoin d'être entendus.
Ce qu'on peut travailler
Couples · 90 € · 1 h
Quand les mêmes disputes tournent en boucle, après une rupture de confiance, ou au moment de décider. Retrouver un dialogue possible, quelle que soit la suite.
Ce qu'on peut travailler
Familles · 90 € · 1 h
On travaille sur ce qui circule entre vous, pas sur « qui a le problème ». Chacun prend la parole, personne n'est mis en accusation.
Ce qu'on peut travailler
Supervision · 50 € · 50 min
Un temps régulier pour reprendre vos situations cliniques, interroger votre pratique et prévenir l'usure. En individuel ou en équipe.
Vous savez avant de venir combien coûte une séance et combien de temps nous avons ensemble. Le règlement se fait à la fin de chaque rendez-vous, par chèque, espèces ou virement.
65 €
Environ 50 minutes, un temps suffisant pour un échange approfondi et un accompagnement adapté à chaque individu.
90 €
Environ 1 heure, pour un échange approfondi et un accompagnement adapté aux besoins de chaque partenaire.
50 €
Analyse de la pratique professionnelle pour les soignants, psychothérapie pour les étudiants : environ 50 minutes, avec un tarif ajusté selon le statut.
Horaires
Lundi – vendredi
9h à 19h
Sur rendez-vous. Prévenez-moi 48h avant en cas d'empêchement.
Ce qu'on me demande souvent avant un premier rendez-vous.
Pas par l'Assurance Maladie. En revanche, de nombreuses mutuelles prennent en charge tout ou partie des séances : demandez-leur le nombre de séances couvertes par an.
Cela dépend entièrement de vous. Certains viennent quelques fois pour traverser un moment précis, d'autres s'engagent sur plusieurs mois. Nous faisons le point régulièrement.
C'est fréquent, et ce n'est pas un échec. Les parents peuvent venir seuls pour une première rencontre : on cherche ensemble comment lui proposer les choses autrement.
Oui. Je suis tenue au secret professionnel, les cabinets sont insonorisés et rien de ce qui se dit en séance n'en sort — y compris en thérapie familiale, où les temps individuels sont respectés.
7 Mail des Monts d'Or, 69760 Limonest. Un lieu récent, calme et discret, à quelques minutes de Lyon et de l'Ouest lyonnais.
Parking gratuit devant le bâtiment, places PMR, accès de plain-pied.
Site sécurisé et éclairé, agréable à rejoindre même en fin de journée.
Espaces insonorisés et salle d'attente discrète. Ce qui se dit ici n'en sort pas.
Bus TCL ligne 21, arrêt Limonest La Croix, à quelques minutes à pied du pôle.
Lundi au vendredi, 9h – 19h, sur rendez-vous.
Les séances à distance suivent le même cadre qu'au cabinet : même durée, même confidentialité, même régularité. Il vous suffit d'un endroit tranquille.
Demander une séance en visioVous vivez loin ou vous voyagez
Expatriation, déplacements, études ailleurs : le suivi reste continu.
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Santé, mobilité réduite, jeune enfant, emploi du temps serré.
Vous préférez commencer ainsi
On pourra passer au cabinet plus tard, si vous le souhaitez.
Vous n'avez pas à tout expliquer par écrit : un simple message suffit pour commencer. Je réponds sous 48 heures ouvrées.
Comprendre, pour avancer plus librement
Ce blog rassemble une sélection d'articles clairs et accessibles, conçus pour vous aider à mieux comprendre en quoi consulter un psychologue peut être bénéfique dans certaines étapes ou situations de la vie. Que vous cherchiez des réponses, du soutien, ou simplement une meilleure compréhension de vous-même, ces articles visent à éclairer votre réflexion et à vous accompagner dans votre démarche.
Consulter
Évoluer, traverser une crise, se sentir moins coincé : il n'est pas nécessaire d'avoir un diagnostic pour pousser la porte d'un cabinet.
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Psychothérapie
Comment ça marche, à quoi voit-on que ça avance, et pourquoi un thérapeute convient à l'un et pas à l'autre.
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Couple
Infidélité, communication en panne, confiance abîmée : ce que la thérapie de couple permet de remettre en mouvement.
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Épuisement
Reconnaître les signes de l'épuisement professionnel, comprendre d'où il vient, et savoir quoi faire pour aller mieux.
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Violences
Ce que recouvre l'abus sexuel, la question du consentement, et pourquoi la contrainte n'est pas toujours physique.
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Deuil
Le deuil est une réaction normale, mais aussi un processus complexe, que l'on accompagne sans l'accélérer.
Lire la suite →Une question après votre lecture ? Parlons-en de vive voix.
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Beaucoup de personnes vont consulter un psychologue parce qu’elles veulent évoluer, résoudre une crise, ou parce qu’elles se sentent coincées à une étape de leur vie. Il n’est pas forcément nécessaire d’avoir formulé un diagnostic précis pour pousser la porte d’un cabinet de psychologue. Les signaux que vous avez perçus sont un très bon point de départ pour déterminer l’aide dont vous avez besoin.
Si vous vous reconnaissez dans un ou plusieurs des points suivants, consulter un psychologue peut vous aider :
—vous vous sentez perdu, anxieux ;
—des souvenirs pénibles vous pèsent ;
—vos relations sociales et intimes vous mettent en difficulté ;
—vous vous posez des questions sur vous-même ou sur votre vie ;
—vous avez du mal à vous concentrer ou à être aussi efficace que vous le souhaitez dans votre vie quotidienne ;
—vous souhaitez changer certains de vos comportements ;
—vous vous sentez débordé par vos émotions ;
—vous ne vous sentez pas aussi heureux que vous le souhaitez ;
—vous avez des difficultés dans votre vie professionnelle ;
—vous avez des préoccupations vis-à-vis de votre enfant ;
vous avez des troubles du sommeil, de l’appétit, etc.
Ensemble, nous ferons le point sur ce qui vous préoccupe et nous cheminerons pour vous permettre de dépasser vos difficultés et d’atteindre votre objectif.
Chez votre enfant ou votre adolescent, les difficultés peuvent s’exprimer dans la scolarité, dans ses relations aux autres, que ce soit à la maison ou à l’extérieur du cercle familial. Certains comportements peuvent vous inquiéter et nécessiter de consulter un psychologue.
Le psychologue est le seul professionnel qui étudie le fonctionnement de l’esprit humain pendant cinq ans, au minimum. Son expertise lui permet de repérer ce qui peut être normal et ce qui cause une souffrance dans le fonctionnement d’une personne. Grâce à ses outils scientifiquement validés, il peut dépister certaines difficultés et proposer un traitement adapté. Les psychologues peuvent se spécialiser dans un champ en particulier, et se former à différentes psychothérapies, ils ne prescrivent pas de médicaments ou d’hospitalisation.
Un psychiatre est un médecin qui a étudié le fonctionnement du corps humain et les maladies corporelles, puis qui s’est spécialisé dans le traitement médicamenteux et les pathologies mentales. Certains psychiatres se forment également à des psychothérapies.
En France, le titre de psychothérapeute est protégé par l’Etat. Les psychologues et les médecins sont les seuls à pouvoir faire l’usage de ce titre, lorsqu’ils se sont spécialisés en psychopathologie dans leur cursus universitaire. Pour vérifier qu’un professionnel est bien psychothérapeute, vous pouvez vous rendre sur le site de votre Agence Régionale de Santé et chercher votre professionnel sur la liste avec son nom, ou avec son numéro ADELI.
Cet article vous parle ? Nous pouvons en parler ensemble.
Psychothérapie
Choisir le psychothérapeute à qui confier une part intime de soi-même, afin qu’il nous aide à surmonter une difficulté ou à dépasser notre problématique, n’est pas une chose facile. Car faire ce choix revient à s’interroger sur l’efficacité d’une psychothérapie : comment ça marche ? qu’est-ce qui fait qu’on obtient des résultats ? à quoi le voit-on ? pourquoi un psy conviendrait-il à telle personne et pas à une autre ?Le choix du professionnel implique différents paramètres : il est primordial de pouvoir lui faire confiance, de se sentir à l’aise avec lui et, bien sûr, de s’assurer qu’il a les compétences pour nous aider au mieux. Il faut déjà se décider à franchir le pas d’un premier contact et savoir naviguer à travers la jungle des professionnels pour comprendre qui fait quoi et comment. Psychiatres, psychologues, psycho-praticiens, psychothérapeutes et autres appellations. Au-delà de la personne, se pose aussi la question de la méthode employée et donc du type de thérapie. La liste est longue et non exhaustive : psychanalyse, thérapie cognitive et comportementale, Hypnose, thérapie, EMDR … Alors sur quels critères choisit-on la personne qui va s’occuper de nos soucis ? Et doit-on choisir une personne ou une méthode ?
Chaque psychothérapie a ses spécificités : selon l’approche théorique dont elle découle, elle n’aura pas la même méthode de travail et n’utilisera pas les mêmes outils ou façons de faire. La question de l’efficacité des différents types de psychothérapies a donné lieu à de nombreuses études, qui ont comparé les résultats obtenus sur des patients selon les différentes méthodes employées. Au risque de vous surprendre, 85% du succès d’une psychothérapie sont dus à des facteurs indépendants de la méthode utilisée ou de la théorie sous-jacente ! Et les études montrent que quelle que soit la méthode employée, la réussite d’une psychothérapie repose essentiellement sur deux choses : L’alliance thérapeutique (c’est-à-dire la relation du patient avec son thérapeute) ET la motivation du patient.
Une bonne relation implique de se sentir à l’aise et en confiance avec son psychothérapeute, c’est ce qu’on appelle l’alliance thérapeutique. Parce que c’est la qualité de la relation qui fait la réussite d’une psychothérapie et que sans cela, il sera impossible d’avancer.D’ailleurs, c’est quelque chose qu’on observe aussi à l’école. Lorsqu’on demande à un enfant quelle est sa matière préférée, il citera celle qui lui est enseignée par sa maîtresse préférée. Plus un élève s’entend bien avec sa maîtresse, plus il a de chances de réussir. Car on apprend de quelqu’un pour ce qu’il est et pour la relation qu’il a su instaurer, et non pour ce qu’il sait. En psychothérapie c’est pareil : si le courant passe, le travail entrepris sera bien plus réussi.
Je ne crois pas aux bienfaits d’une psychothérapie qui serait imposée par un tiers. Si vous voulez que quelque chose change dans votre vie, alors vous devez trouver en vous la motivation nécessaire pour consulter, être assidu et régulier aux séances. On ne fait pas une psychothérapie pour « faire plaisir » à quelqu’un ou parce qu’on se sent menacé. On entame une démarche parce qu’on en a envie, ou bien parce qu’on a atteint un tel degré d’inconfort qu’on veut absolument s’en sortir.
C’est une notion essentielle pour toutes les relations de soin et d’accompagnement, et vous devrez vous assurer que votre thérapeute en est doté. La bienveillance ce n’est pas de la gentillesse ou de la « calinothérapie ». La bienveillance c’est le respect de l’intégrité du patient. C’est pouvoir encourager une personne. C’est lui permettre d’être d’accord ou pas, de voir les choses différemment, de donner son avis ou d’arrêter le processus de thérapie. C’est lui donner toute la dimension de sa liberté en tant qu’individu. C’est lui permettre aussi de se tromper, de ne pas y arriver pour le moment, lui dire que c’est « ok », dans le sens où c’est humain. Comme le disent les anglo-saxons à travers le concept de « okness » : être triste c’est ok, avoir peur c’est ok, ne pas toujours réussir c’est aussi ok.
cela peut paraître évident pour certains, mais il est fondamental de pouvoir sentir que vous maîtrisez ce qu’il se passe en séance. Un psy n’a pas le droit de prendre le dessus sur son patient, de l’amener à faire quelque chose qu’il ne veut pas, ou d’instaurer un rapport de pouvoir. Il n’en n’a pas le droit, néanmoins, vous seul pouvez vous assurer que le rapport entre vous et lui est sain et équilibré. Ecoutez-vous et prêtez attention à votre ressenti. Si vous avez un doute, c’est que ça n’est pas la bonne personne.
un bon psy prête attention aux mots qu’il emploie. Un psy qui pèse ses mots est quelqu’un qui commence déjà à prendre soin de vous car les mots ont un impact significatif sur la vie des gens. Attention aux propos négatifs qui amènent d’une manière ou d’une autre à des comportements négatifs. Si vous dites à quelqu’un de « ne pas s’angoisser », ou de « ne pas stresser », il y a de fortes chances pour qu’il stresse justement. Un médecin qui vous dit « attention ça va faire mal » va irrémédiablement vous faire mal. Et à tous les psys qui ordonnent de lâcher-prise, expression d’injonction qui peut être très stressante lorsqu’on n’y arrive pas, je préfère le terme de « laisser venir » comme le dit le Dr Philippe Aim dans son livre Ecouter, parler : soigner. Accepter de laisser venir les choses, accepter de se laisser traverser par des événements douloureux, accepter ses émotions même négatives est bien plus efficace que se donner l’ordre de lâcher-prise.
Sur sa façon de travailler, sur sa formation et sa pratique. N’hésitez à prendre du temps de réflexion avant de vous engager dans un processus, voire même de rencontrer d’autres psys pour comparer le ressenti que vous pouvez avoir auprès de l’un ou de l’autre.
Pour finir, n’oubliez pas une chose. Avant d’avoir été psy, votre psy a d’abord été, et est souvent encore lui-même le patient de quelqu’un d’autre. Parce que bien souvent, en amont, ce qui l’a amené à vouloir aider l’autre et à trouver des réponses, c’est sa propre histoire. Et une fois qu’il exerce, un psy est en supervision permanente auprès d’un autre psy pour verbaliser ce qu’il peut lui-même ressentir face à ce qu’il entend, pour être éclairé à propos d’un questionnement et pour se questionner dans sa pratique encore et toujours.
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Couple
Engager une thérapie de couple n’a pas pour unique but d’éviter la séparation, puisque parfois, cette option demeure la seule issue possible. Cependant, elle peut aider à vivre la rupture plus sereinement, en aidant les deux partenaires à atténuer leurs mécontentements ou rancœurs.
On se lance dans une thérapie de couple lorsque le manque de communication au sein du couple ne permet plus de se comprendre et d’évoluer ensemble. L’intervention d’un tiers est donc rendue nécessaire. C’est le rôle du thérapeute, également considéré comme un médiateur, qui va aider chacun à exprimer ses ressentis, dans le calme et le respect.
Comme c’est le cas lors d’une thérapie individuelle, une thérapie de couple s’envisage dès lors qu’il y a une souffrance au sein du couple, chez l’un des partenaires ou les deux.
Des incompréhensions à répétitions, des cris ou des silences, contribuent à instaurer une atmosphère néfaste pour le bien-être de chacun. Ne tardez pas à consulter un psychologue ou un psychiatre et démarrer une thérapie de couple, afin de ne pas atteindre une situation de non-retour.
On peut aussi être amené à démarrer une thérapie de couple pour réussir à parler ensemble d’un événement traumatique ou tabou, que l’on n’arrive pas à partager à deux, comme une infidélité, mais aussi une maladie, une fausse couche, le décès d’un enfant…
Au cours d’une séance de thérapie de couple, le psychiatre ou le psychologue propose différents exercices, comme des jeux de rôles, par exemple, ou demande à chacun de donner sa propre définition du couple. Il peut également donner au couple des choses à faire en dehors de la séance, dans sa vie quotidienne.
Le but est qu’à travers divers procédés, les partenaires puissent poser un nouveau regard sur l’autre et réapprendre à se parler.
Chacun doit disposer d’un temps de parole et pouvoir être écouté en retour. Il est impératif qu’aucun des deux ne se sentent lésé ou frustré en quittant la séance, au risque de créer une méfiance ou un certain rejet pour la suite de la thérapie.
Pour permettre de prendre du recul sur les attitudes et comportements, certains thérapeutes choisissent de filmer le couple et de lui montrer les images, à la fin de la séance ou plus tard.
Avant toute chose, il vous faut bien faire la distinction entre un conseiller conjugal et un thérapeute de couple. Le premier va davantage agir comme un coach de vie, et vous donner des outils au quotidien pour améliorer votre relation. Contrairement à lui, un thérapeute va davantage se pencher sur les problèmes plus profonds, à l’origine des tensions.
Ce dernier peut être psychiatre ou psychologue, mais doit avoir suivi une formation en thérapie de couple, qui est un domaine bien particulier. Vous pouvez potentiellement opter pour un professionnel qui dispose également d’une certification de sexologue, puisque ce sujet est quasi-systématiquement abordé en séance.
Pour faire le choix qui vous convient le mieux à tous les deux, renseignez-vous également sur sa spécialité et s’il se base sur :
—Une approche systémique (il place le couple au sein du système de la famille) ;
—Une approche comportementale (il étudie le fonctionnement du couple dans sa vie quotidienne) ;
Une approche analytique (il analyse les comportements passés).
Enfin, privilégiez des témoignages de vraies personnes, idéalement issues de votre réseau, plutôt que des listes impersonnelles trouvées sur Internet.
Même si cela se termine en séparation, il est indispensable que les deux partenaires jouent le jeu. Pour cela, on respecte le processus de « l’expression » et de « l’écoute ».
En vous renseignant sur la question, vous vous rendrez vite compte que le succès d’une thérapie de couple réside dans sa préparation et dans le plein investissement que l’on fournit (de nombreux avis le confirment). Aussi, admettez votre implication dans vos problèmes de couple et partez dans l’optique de vous remettre en question. Si vous arrivez complètement fermé à la discussion dès la première séance, autant faire demi-tour !
Quand on suit une thérapie de couple, il est également recommandé de ne pas mentir au psychologue qui vous accompagne. Cela fausse les résultats potentiellement positifs de la démarche et ne vous permettra pas d’avancer.
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Épuisement
Le burn-out est un terme que l’on entend de plus en plus. Beaucoup le perçoivent comme étant le mal de notre siècle vu le nombre d’épuisement professionnel recensés ces dernières années. Mais à quoi est-il lié ? Et surtout comment le reconnaît-on ? Quels en sont les symptômes et comment faire pour aller mieux lorsque le burn-out nous envahit ?
Avant toute chose, définissons ce que veut dire le burn-out. Littéralement, burn-out signifie « brûler de l’intérieur, se consumer ». Cela n’est pas anondin que nous ayons gardé le terme anglais qui est, à mon sens, assez explicite. En parlant de burn-out, je donne souvent l’image d’un ordinateur qui « grille », comme s’il y avait quelque chose à l’intérieur qui avait trop chauffé et donc qui était en surmenage, pour lequel nous n’avons pas suffisamment prêté attention.
Le burn-out c’est donc être en surmenage, en épuisement professionnel. Or, ce terme est uniquement apparenté au domaine du travail, contrairement à la dépression. Les deux termes sont assez proches mais la dépression n’est pas liée uniquement qu’au travail (même s’il peut être un facteur aggravant).
D’autre part, le burn-out survient à le suite de situations générant un stress important. Cependant, c’est parce que ces situations stressantes sont chroniques et répétées au travail qu’il y a un environnement propice au burn-out.
En effet, lorsqu’une situation de stress apparaît, notre corps se met en mode « alerte », ce qui est naturel. Or, si ces situations se reproduisent dans le temps, de manière régulière, le corps intègre rapidement qu’il doit être en alerte plus souvent. A force d’être dans cet état de danger, d’alerte permanente, l’énergie est davantage dirigée pour gérer cet état. Toutefois, cela nécessite plus d’énergie que d’ordinaire et donc petit à petit notre corps s’épuise. Ainsi, la fatigue s’installe graduellement, puis l’épuisement physique s’enracine et enfin, le moral est impacté, jusqu’à l’épuisement total. Autrement dit, les batteries sont à plat, « burn out », on a tout consumé.
Comme vous l’aurez compris, le burn-out ne « s’attrape » pas comme on pourrait attraper un rhume. C’est un véritable processus.
Si l’on ne s’écoute pas suffisamment, si on se laisse submerger rapidement par notre environnement, on s’oublie. De ce fait, nous ne prêtons plus attention aux signaux envoyés par notre corps. Car il ne faut pas l’oublier, c’est notre corps qui est notre meilleur régulateur ! Lui il sait.
Ainsi, si nous n’écoutons pas suffisamment notre corps et notre psychisme, qui sont très malins et intelligents, ils vont nous le faire savoir et ce, par la force : le burn-out.
La finalité est donc celle d’être obligé en quelque sorte d’écouter votre corps (parce que le burn-out oblige à s’arrêter), de faire un retour à soi pour comprendre ce qu’il s’est produit ou pas.
Ainsi, selon chaque individu, le burn-out est différent. Son apparition peut être très lente, comme très rapide et les symptômes varient d’un individu à un autre. Pourquoi ? Car comme expliqué plus haut, c’est notre corps qui parle et votre corps c’est vous donc les symptômes ne seront pas les mêmes selon chacun puisque nous sommes tous différents. En revanche, le point culminant reste le même : « j’étais au bout, je n’en pouvais plus », « j’ai craqué », « je me suis oublié », etc.
Voici toutefois une liste non exhaustive des symptômes que l’on peut ressentir si le processus du burn-out est engagé :
—Irritabilité, colères vives ;
—Manque d’énergie ;
—Fatigue permanente ;
—Troubles du sommeil ;
—Troubles de l’alimentation ;
—Problèmes musculaires (crampes, raideurs, avoir « mal partout », lumbagos…) ;
—Maux de tête, migraines régulières ;
—Vertiges, évanouissements ;
—Pleurs fréquents ;
—Palpitations cardiaques ;
—Démotivation constante liée au travail ;
—Sentiment d’impuissance ;
—Sentiment de frustration ;
—Sentiment d’être incompétent ;
—Sentiment d’échec ;
—Sentiment d’insécurité ;
—Sentiment d’être débordé ;
—Sentiment de « perdre pied » ;
—S’isoler ;
—Baisse de la confiance en soi ;
—Baisse de l’estime de soi ;
—Anxiété récurrente ;
—Crises d’angoisse ;
—Inquiétude ;
—Confusion, indécision ;
—Difficultés à se concentrer ;
—Pertes de mémoire ;
—Idées noires ;
—etc
Les difficultés présentent dans notre société actuelle se vaut en plusieurs points et ne facilitent pas la présence et la multiplication du burn-out.
– L’hyperactivité : aujourd’hui l’hyperactivité est davantage valorisée, il faut être actif constamment, si bien que lorsque l’on s’accorde un café, on a le droit à un regard méprisant ou à une remarque culpabilisante. Il faut être rapide, efficace tout en faisant 1000 choses à la fois. Rendement, performance, rendement, performance… La qualité n’est pas nécessaire il faut produire. Comme des machines ? On peut se le demander ! A la différence, nous sommes des êtres humains, ce qui signifie que nous avons d’autres paramètres en compte dont celui de la santé – physique et morale. C’est aussi cela qui nous permet de rendre un travail de qualité et d’être créatif, ne l’oublions pas. Se laissez envahir par cette dynamique, équivaut à s’oubliez et à faire l’impasse sur notre existence, sur nous-même. Prenez le temps des choses. Arrêtez-vous quelques instants, peu importe quand, et ressentez ce que vous faites, ressentez les sensations, les émotions. Reconnectez-vous à vous-m-eme. Vivez l’instant qui s’offre à vous.
– L’hypercontrôle : le deuxième point important est la tendance à vouloir contrôler. Avoir le contrôle permet de se sentir en sécurité, d’alléger les aléas et donc les risques, cela permet de favoriser le rendement. En étant attentif à tout, rien ne peut nous échapper ! Sauf nous-même peut-être… L’hypercontrôle entrave la possibilité d’être créatif, de se faire confiance mais il est également étroitement lié au perfectionnisme. Dans notre société, l’image renvoyée est celle d’être parfait sinon nous prenons le risque de ne pas obtenir de reconnaissance, de n’être pas un bon employé, de ne pas mériter sa place, etc. De ce fait, on se coupe de soi-même et on oublie de lâcher-prise, de se faire confiance et d’être libre. Je vous invite vivement à lire l’article précédent qui évoque le sujet du lâcher-prise et de l’hypercontôle si cela vous intéresse ;
– L’hyperconnectivité : les nouvelles technologies ont beaucoup d’avantages mais aussi beaucoup d’inconvénients et notamment celui de ne pas « couper ». Nombreux sont mes patients qui m’expliquent être toujours « en mode travail » même lorsqu’ils sont chez eux, en week-end, en vacances… De ce fait, le cerveau et le corps ne peuvent se régénérer, se ressourcer, toujours aux prises avec le travail fourni, un email d’un client, un projet à rendre lundi, etc. On ne déconnecte pas et notre corps, notre psychisme en garde une trace. Apprenez à vous détachez de cette hyperconnectivité. Ce qui compte réellement est l’instant présent, celui que vous vivez et non pas celui de demain ou d’après-demain, ni celui d’hier et de ce que vous avez peut-être oublié de faire, mais bien celui de maintenant. En soi, le travail peut attendre le lendemain, le client peut attendre le week-end pour avoir une réponse et vous vous pouvez vous accorder du temps pour vous. En apprenant à couper des moyens de communication, des réseaux sociaux, vous fournissez à votre corps, à votre esprit, un instant de tranquillité, de connexion avec vous-même, de retour à soi.
Certains facteurs sont intrinsèquement liés à l’apparition du burn-out, c’est pourquoi il est très important d’être attentif.
– Le manque d’autonomie au travail et de confiance : participer à des décisions ou prendre des décisions liés à ses missions sont importants pour le bien-être au travail ;
– La faible communication : pouvoir échanger et être entendu auprès de ses collègues ou de son patron dans ses difficultés est essentiel pour se sentir considérer ;
– La présence d’un déséquilibre entre efforts et reconnaissance : l’un des points crucial est celui-ci. Il est très important de pouvoir être reconnu dans le travail que l’on fournit, cela favorise l’estime de soi et donc le bien-être ;
– L’absence ou le faible soutien social : se sentir entendu et soutenu favorise l’acceptation de ce que l’on ressent et évite les doutes comme par exemple « peut-être que c’est moi qui exagère » ou bien « ce que je ressens est faux, c’est simplement que je ne fais pas assez ».
Pour tous ces points énumérés, il est essentiel de pouvoir les repérer et de trouver une alternative convenable à chacun, afin que cela soit plus confortable pour vous.
L’échange est FONDAMENTAL ! Ne restez pas avec vos difficultés, vos ressentis, échanger avec vos collègues, votre entourage, votre médecin, votre psychologue, votre voisin… Ce que vous ressentez est réel et doit être pris en compte.
Il est important de pouvoir bien identifier les choses, les tâches, les personnes, qui vous « consument », ce pour lequel vous diriez que c’est usant pour vous au quotidien. Pourquoi ? Car c’est cela qui crée un sentiment de frustration et d’impuissance, de fatigue et d’épuisement.
Vous pouvez les listez au fur et à mesure. Cette liste vous permettra de mettre des mots sur ce qui vous pèse et ce qui vide votre énergie. Les voir écrits facilitera le travail de reconnaissance et d’acceptation de ce qu’il se passe en vous.
Une fois cette liste réalisée, essayez d’identifier ce qui peut être modifiable. Ainsi, vous initierez un changement, vous pointerez du doigt ce qui est trop (vos limites) et vous prendrez soin de vous en essayant de trouver une alternative convenable pour vous. Attention, certaines choses
ne peuvent être changées. Un travail d’acceptation peut-être donc nécessaire dans certains cas.
Comme je l’ai expliqué plus haut, le burn-out est un message de notre corps qui nous dit stop en utilisant « la force ». Et oui car là nous n’avons pas le choix de nous arrêter !
Notre corps utilise donc la force car nous n’avons pas prêté attention aux signaux qu’il nous a envoyé.
Le burn-out n’est pas une maladie ni une fin en soi, il se travaille et se comprend. Pour cela, il est nécessaire de se reconnecter à soi.
Différents outils peuvent être employés. Toutefois, il est vivement conseillé d’être accompagné dans cette démarche. Même si le burn-out n’est pas un état définitif, cela peut prendre du temps, être douloureux et violent. Afin de ne pas se retrouver dans le même état, il est nécessaire d’entamer une thérapie avec un professionnel qui sera vous guider dans cette démarche.
Cet article vous parle ? Nous pouvons en parler ensemble.
Violences
On désigne par abus sexuel un comportement abusif à caractère sexuel qu’une personne exerce sur une autre personne (enfants, adolescents ou adultes), en l’absence de consentement de cette dernière. Concrètement, il y a abus sexuel dès que quelqu’un se sert de quelqu’un d’autre à des fins de stimulations sexuelles, pour elle-même ou une personne tierce.On parle d’agression sexuelle ou de viol lorsque l’agression est exercée par le biais de la contrainte physique. Mais il faut savoir qu’un comportement sexuel abusif, même exercé sans contrainte physique, constitue un abus sexuel. Le recours à des contraintes psychologiques ou verbales, telles que l’emploi de menaces, le constitue aussi.La loi définit l'abus sexuel de la manière suivante : "tout acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu'il soit, commis sur la personne d'autrui ou sur la personne de l'auteur par violence, contrainte, menace ou surprise."On distingue à ce propos les violences sexuelles intrafamiliales et extrafamiliales. On parle de violences sexuelles intrafamiliales lorsque l’agresseur, également appelé l'abuseur, est une personne de la famille proche comme, par exemple, un parent. On fait dans ce cas de figure, la distinction entre environnement incestueux et climat incestuel.
L’environnement incestueux est un environnement familial dans lequel la victime a été agressée sexuellement (et a donc subi des attouchements sexuels, voire des pénétrations).
Le climat incestuel est un environnement familial dans lequel la victime n’a pas été agressée sexuellement, mais a été exposée contre son gré à la sexualité des adultes, bien trop tôt pour son âge, à travers des propos et des comportements déplacés, l'exhibition par exemple, ou un accès prématuré à la pornographie. Bien que plus subtil, ce type d’environnement n’en est pas moins traumatisant pour les victimes. Certaines d'entre-elles développeront peut-être parfois des troubles sexuels.
Une thérapie est d’une aide précieuse pour les victimes de violences sexuelles, car cela engendre en général chez elles de nombreuses réactions émotionnelles et psychologiques qu’il convient de les aider à gérer.Voici cinq raisons de réaliser une thérapie si vous avez été victime d’abus sexuel par le passé :
Dans un premier temps et en tant que victime, la thérapie vous permettra d’obtenir un soutien (que vous ne trouverez pas toujours ailleurs) et une compréhension qui vous aidera à prendre un nouveau départ dans votre vie. Pour se reconstruire après un abus, avoir un soutien autour de vous est essentiel.Il arrive en effet qu’une personne ayant subi des attouchements sexuels ne trouve pas le soutien nécessaire pour aller mieux dans son entourage ou auprès d’autres professionnels. La raison, c’est que beaucoup de personnes ne sont hélas pas capables d’aider les victimes d’abus sexuels, car cela nécessite une expertise particulière à laquelle seuls les thérapeutes sont formés.Ce qui est important, c'est que la victime d’une agression sexuelle doit se sentir comprise et qu’elle sente qu’elle peut parler librement, sans craindre d’être jugée. C’est ainsi qu’elle va pouvoir exprimer ce qui se cache au fond d’elle, et, en mettant des mots sur ses maux, emprunter le chemin de la guérison.Le psychothérapeute est le premier dépositaire de ce qui n’a pas encore été dit ou entendu. Il rend réel ce qui s’est passé, il rend réel le vécu de la personne. Ainsi, en offrant à la victime l’opportunité de se sentir comprise et de pouvoir s’exprimer librement, la psychothérapie va l’aider à se reconstruire après un abus à son propre rythme.Cela peut être très intimidant et difficile pour une victime de parler de ce qui lui est arrivé, surtout si c’est la première fois qu’elle en parle. Le thérapeute en est conscient et ira au rythme du patient.Il instaurera un climat de confiance et de sécurité qui lui permettra de se sentir à l’aise, et il l’aidera à développer diverses stratégies et tactiques de soins personnels qui lui serviront dans son quotidien. Il lui montrera comment la violence qu’elle a subie l’affecte dans sa vie de tous les jours et lui apprendra à en réduire les symptômes.
—Un abus sexuel perpétré sur une personne peut avoir des conséquences à long terme :
Sur sa santé physique (mauvaise santé physique générale, douleurs chroniques, maladies chroniques…), que sur sa sexualité (paraphilies et impuissance sexuelle chez l’homme, vaginisme et perte de libido chez la femme…)
La culpabilité est un poids énorme qui empêche bien souvent la victime d’abus sexuel de se libérer du traumatisme qu’elle a subi. Bien souvent, la victime ne souffre pas uniquement des conséquences psychologiques et physiques liées aux attouchements qu'elle a reçus, elle souffre aussi d’un fort sentiment de culpabilité qui l’accable au quotidien.À cause de cela, certaines d’entre elles refusent de dénoncer leur agresseur, et même celles qui le font continuent trop souvent d’endosser la culpabilité de leur agression, comme si quelque part elles en étaient responsables.Ce sentiment de culpabilité est destructeur pour l’estime de soi des victimes. Cela entraîne chez elles une profonde détresse psychologique qui est un frein à leur guérison.À ce sentiment de culpabilité se mêle aussi souvent un sentiment de honte qui est tout aussi destructeur. S’ils ne sont pas pris en compte et correctement traités dans le cadre d’une thérapie, peuvent perturber la victime tout au long de sa vie.La thérapie joue alors un rôle précieux en aidant la personne à comprendre qu’elle est la victime et non la responsable de ce qui lui est arrivé ; en l’aidant à ne plus inverser les rôles. Cela la libère définitivement du poids de la culpabilité et de la honte qui entravaient son chemin vers le bonheur.Ce soutien thérapeutique est d’autant plus important dans les cas où la victime a décidé de dénoncer son agresseur et est en procédure judiciaire contre lui.Dans ces cas-là en effet, la victime est alors considérée comme coupable d’accuser quelqu’un et non pas comme victime. C’est donc une période difficile pour elle sur le plan psychologique. Une période où le soutien d’un thérapeute lui sera d’une grande aide, d’autant que c’est une période où elle sera obligée de se replonger dans son passé et où la partie adverse l’accusera de mentir.En l’absence de soutien psychologique, il arrive malheureusement que certaines victimes n’aillent pas au bout de leurs démarches, et donc que certains abuseurs et violeurs continuent de vivre en toute impunité.Quel que soit le type de démarches entreprises par les victimes vis-à-vis de leur agresseur, les thérapeutes se tiennent à leurs côtés pour les aider à améliorer le jugement qu’elles portent sur elles-mêmes, et pour les aider à se déculpabiliser des horribles expériences qui leur sont arrivées.
Le troisième intérêt de la thérapie dans le processus de reconstruction à la suite d'abus sexuels, est la régulation émotionnelle qu'elle apporte au patient victime.Les émotions sont essentielles à notre bien-être puisque notre expérience du bonheur ou de la souffrance proviennent en grande partie de la façon dont elles s’expriment. En psychologie, l’équilibre émotionnel, aussi appelé santé émotionnelle, est un état de bien-être général ressenti par un individu lié au fait qu’il soit capable de gérer ses émotions tout au long de sa vie.L’équilibre émotionnel se construit durant l’enfance. C’est durant cette période que l’on apprend normalement à maîtriser ses émotions, ce qui permet plus tard à la personne d’avoir un mental plus apaisé et de bonnes relations avec les autres.Or, lorsqu'un enfant est victime d’inceste ou d’abus sexuels plus largement, l’obtention de la stabilité émotionnelle nécessaire à une vie épanouissante est remise en cause.Ainsi, la thérapie lui permettra quelque part, de compenser le retard pris dans son développement émotionnel à cause du traumatisme sexuel qu’il a subi. Ce faisant, sa vie sera transformée positivement. Son mental sera plus apaisé. Il gérera son stress plus facilement et les aléas de sa vie ne prendront plus les dimensions disproportionnées qu’elles pouvaient prendre parfois.Les séquelles psychopathologiques liées à son passé n’entraveront plus son quotidien. Ses émotions ne seront plus un frein à sa tranquillité d’esprit et ses relations avec le monde extérieur n’en seront que plus apaisées.
Les agressions sexuelles sont toujours traumatisantes et il est courant que les victimes développent un syndrome de stress post-traumatique par la suite.Les troubles du stress post-traumatique (ou TSPT) sont des troubles psychologiques qui affectent les personnes dont l’intégrité physique ou psychologique a été menacée par un événement, un viol par exemple.Les personnes atteintes de troubles du stress post-traumatique sont particulièrement anxieuses, et cette anxiété exacerbée les fait souffrir au quotidien. Les principaux symptômes associés aux TSPT sont :
Les symptômes d’intrusion : l’individu revit régulièrement dans ses pensées l’événement qui l’a traumatisé, et ce, de manière incontrôlable. Ce souvenir ne cesse de le hanter constamment sous la forme de flash-backs et de cauchemars angoissants.
Une tendance à l’évitement : l’individu essaie à travers son comportement d’éviter tout ce qui lui rappelle l’événement traumatisant. Cela se traduit par le fait d’éviter certaines activités, situations, ou personnes plus ou moins liées à l’événement. Parfois, cela va beaucoup plus loin, et l’individu peut carrément oublier tout ou une partie de ce qui lui est arrivé, on parle alors d’amnésie traumatique.
Le repli sur soi, les difficultés à communiquer, le mutisme ou encore l’insensibilité émotive.
Le sentiment d’une menace permanente qui crée une hypervigilance : l’individu est alors constamment sur ses gardes. Il sursaute au moindre bruit. Il a des difficultés à se concentrer, à dormir, et peut avoir des réactions agressives liées à une forte irritabilité.
Comme vous pouvez le constater, les troubles associés au syndrome de stress post-traumatique peuvent nuire à la vie d’un individu bien des années après. Les cicatrices dans la psychologie de l’individu sont profondes et le temps ne suffit pas toujours à les guérir.La psychothérapie est essentielle pour aider à se débarrasser du syndrome de stress post-traumatique. Le thérapeute, grâce à son expertise, peut aider l’individu à mieux gérer les conséquences de ces troubles notamment sur le plan émotionnel. Il peut lui permettre de soulager ses troubles anxieux en le préparant à mieux y faire face à travers notamment des techniques de respiration, de relaxation, et de gestion de ses pensées.La victime d’abus sexuel peut alors revivre un quotidien plus apaisé dans lequel elle est débarrassée ou moins affectée par les fantômes de son passé.
Bien souvent, les personnes victimes d’abus sexuels sont confrontées à une perte de sens. Elles avancent dans la vie sans but ni espoir. Un peu comme si le traumatisme qu’elles ont subi les avait laissées pour mortes.Or, nous savons depuis les travaux de Viktor Frankl, le père fondateur de la logothérapie, à quel point trouver un sens à sa vie est important pour guérir de ses névroses. Et nous savons aussi, grâce à lui, qu’il est tout à fait possible de trouver un sens à sa vie même après avoir subi les pires souffrances (il a fait ce constat et élaboré sa thérapie en étant prisonnier de différents camps de concentration).Là encore, un thérapeute peut aider une victime d’abus sexuel à trouver un sens à sa vie malgré les horreurs de son passé. Mieux encore, il peut l’aider à développer sa capacité de résilience.La résilience est un concept fondamental qui a été porté au pinacle notamment par les tenants de la psychologie positive. Une personne résiliente est une personne qui sait mieux affronter les événements de la vie et qui sait mieux faire face à l’adversité.Grâce à des stratégies de psychoéducation adaptée, il est tout à fait possible de développer la capacité de résilience de quelqu’un, même si celle-ci a été victime de violences conjugales ou d’actes sexuels forcés.Le thérapeute aide alors le patient à développer ses forces personnelles à travers entre autres une meilleure image de soi, un optimisme retrouvé, une plus grande adaptabilité, une vision positive de l’avenir ou encore, la prise de conscience de ses talents.Il s’agit ici quelque part de « muscler » l’esprit de l’individu pour que les contrariétés plus ou moins graves de la vie ne l’affectent pas de façon disproportionnée. Le développement de la résilience chez l’individu victime d’abus sexuel peut avoir un tas de conséquences positives dans sa vie.Parmi elles, il est possible de citer une vie sexuelle plus épanouie non entravée par le traumatisme subi et qui peut se traduire chez la femme, par exemple, par le fait de désirer de nouveau une vie de couple et de vouloir enfanter. En effet, les femmes qui ont été abusées sexuellement peuvent perdre leur libido au point d’en devenir frigide, et elles peuvent ne plus vouloir ni histoire d’amour ni enfant.Les hommes qui ont été abusés peuvent également ne plus vouloir se mettre en couple et ils peuvent aussi perdre leur libido au point de devenir impuissant sexuellement. Pour eux aussi, le développement de la résilience leur permettra de retrouver une vie sexuelle plus épanouie.Parmi les conséquences positives du développement de la résilience, nous pouvons citer aussi le fait qu’elle permet aux individus d’être moins sujets aux dépressions graves, et donc aux tentatives de suicide.
Il existe des thérapies individuelles, mais aussi des thérapies de groupe qui ont l’avantage de montrer à la victime qu’elle n’est pas la seule dans son cas, ce qui peut lui faire du bien.Le choix est donc large et les raisons de faire une thérapie sont nombreuses comme nous venons de le voir. C’est pourquoi, si vous en avez été victime, nous vous conseillons de faire appel à un psychologue pour vous aider à mieux vivre.
Vous n'êtes pas responsable des abus sexuels que vous avez vécus, vous êtes victime.Une agression sexuelle est très souvent à l'origine de nombreux troubles qui prennent de plus en plus de place dans votre vie. Il s'agit d'un traumatisme profond, duquel vous ne pourrez vous en sortir qu'en étant soutenu psychologiquement par un professionnel de la santé mentale tel qu'un psychologue.Si un abus peut être opéré par un parent proche ou un inconnu dans les transports en commun par exemple, parfois, cette violence est commise dans le cadre d'une relation toxique où la perversion narcissique est reine.Les bienfaits d'une thérapie sont nombreux, le thérapeute vous accompagnera, à votre rythme, dans la restauration de votre confiance et de votre estime de soi en vue de pouvoir retrouver votre équilibre émotio
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Deuil
La peine, la tristesse et la souffrance occasionnées par la perte d’un proche _ lorsque ce lien est rompu dans le cas du deuil _ sont douloureuses mais normales. L’être humain, qui est un animal social par excellence, vit le deuil comme d’autres mammifères sociaux et intelligents _ la baleine, le dauphin, ou l’éléphant. Mais si « faire son deuil » est une construction de l’esprit humain, c’est aussi une expression qui sous-entend une injonction à « passer [rapidement] à autre chose » ; si le deuil est une réaction normale, il est aussi un processus complexe, nécessaire pour se projeter dans le futur et dans sa vie, qui s’accompagne sans en entraver ou en accélérer le mouvement.
Le « travail de deuil » énoncé par Freud, a peu à peu cédé la place au concept de « faire son deuil » ; cela implique en substance d’aller vers l’évacuation rapide de sa peine pour ne plus impacter les autres avec sa souffrance. Selon la psychanalyste M-Frédérique Bacqué, professeure de psychopathologie et présidente de la Société de thanatologie[1], cette permutation est directement liée à la tentative permanente du refoulement psychique. Dans notre société d’immédiateté, de divertissement, de performance et d’affichage social, le deuil incommode : l’endeuillé _ comme le mal-portant _ dérange les bien-portants dans leur démarche inconsciente d’oublier la mort et la souffrance. Or, comme l’évoque la psychanalyste, « pour revenir à la vie, il faut aller à travers le chagrin, avancer dans son deuil et l’intégrer ; cela demande dans un premier temps de lâcher le refus, la maîtrise, afin de pouvoir vivre ses émotions et la réalité de la perte ».
Le mot « deuil » désigne la période pendant laquelle une personne ressent une grande tristesse ou de la douleur à la suite de la perte d’un être cher, parent, enfant, conjoint, ami. Le « deuil » désigne également l’ensemble des réactions psychologiques suite à la perte d’un proche. S’il n’existe pas de modèle type ni de statistiques affinées, on peut dire qu’un tiers des personnes endeuillées vivent des périodes de détresse très intense. Pour un autre tiers, la détresse et la douleur seront modérées ; pour le dernier tiers, ces personnes réussissent à accepter rapidement la perte de l’être cher, vivent une détresse légère et reprennent plus tôt leurs activités. Il arrive également que le deuil s’installe de façon différée, plusieurs mois après le décès du proche, on parle ainsi de deuil tardif.
Le deuil peut faire suite à différentes pertes : bien sûr on pense au décès du conjoint, d’un parent, d’un enfant, d’un ami… Parfois d’autres situations déclenchent des réactions de choc et de détresse semblables à une rection de deuil, comme la mort d’un animal de compagnie, une détérioration importante de l’état de santé, la perte d’emploi ou la retraite, les divorces et séparations…
Le deuil est une réaction normale. Parce que le deuil à proprement parler n’est pas une maladie, il ne nécessite ordinairement pas de médications ou de traitements psychologiques, sauf cas particulier. Le deuil est un processus qui ne doit pas être entravé : il n’est pas pertinent, bien au contraire, de gommer le chagrin, car il fait partie intégrante du processus d’adaptation affectif normal à la suite de la perte d’un proche.
Car l’objectif n’est pas d’oublier l’être aimé décédé, ni de mettre en pause l’amour ou l’affection que nous avons pour lui. Si l’intensité de la souffrance du deuil peut exceptionnellement dépasser en intensité la dépression, ce n’est pas pour autant comparable. En effet, d’après le DSM-5[2], « le deuil se différencie de la dépression du fait que le deuil se manifeste par vagues d’émotions, tandis que la dépression majeure est caractérisée par une humeur négative constante. Dans le cas du deuil, la personne endeuillée conserve habituellement une estime de soi positive et les réactions qui accompagnent le deuil sont reliées à la perte d’un être cher, tandis que la dépression englobe une perception négative de soi beaucoup plus vaste ».
La psychiatre et psychologue américaine Elisabeth Kübler-Ross (1926-2004), a travaillé toute sa vie sur l’accompagnement des mourants. L’une de ses découvertes majeures est l'identification et la formalisation des cinq étapes du chagrin (five stages of grief) que traverse l’individu confronté à la perte d’un être cher ou à l’imminence de sa propre mort. Telle personne pourra vivre ces étapes dans le désordre ; telle autre n'en vivra que certaines d’entre elles, comme par exemple la colère, la dépression et l’acceptation :
- Le déni (denial) : ce n’est pas vrai, c’est impossible.- La colère (anger) : pourquoi lui (moi) ? C’est injuste !- Le marchandage (bargaining) : laissez-le (ou moi) vivre encore au moins un an, si je m’en sors (ou s’il s’en sort), je changerai tout dans ma vie.- La dépression (depression) : tout est perdu, rien n’a plus d’importance, je suis déjà mort.- L’acceptation (acceptance) : je comprends et accepte que c’est comme ça, je sens une forme d’apaisement en moi.
La durée du deuil n’est pas standard ou définie ; en effet elle est fonction de l’individu mais aussi de sa culture, son milieu social, des circonstances du décès, du lien… La douleur “normale” qui accompagne la mort d’un proche peut être très intense. On rencontre chez de nombreux endeuillés une première étape de choc, d’engourdissement. Puis vient une période de tristesse et de souffrance intense, voire de colère, une humeur dépressive importante les mois suivants. Mais à mesure que se concrétise l’acceptation du décès du proche, souvent à la fin de la première année, les réactions de détresse associées à l’absence de l’être cher diminuent progressivement.
L’objectif est de laisser se dérouler le processus en vue de pouvoir reprendre ses activités normales. La personne endeuillée pourra rencontrer des épisodes de grande tristesse, de la fatigue importante, des troubles du sommeil ou de l’appétit, une baisse de la motivation et de la concentration. La première année est cruciale pour la personne qui vit le deuil : les anniversaires, les moments festifs, particulièrement le premier anniversaire du décès qui marque le plus souvent une diminution de l’intensité des réactions ; la personne a repris ses activités, et a recouvré une humeur plus régulière. Il pourra subsister, même après plusieurs années, des épisodes brefs de chagrin, en particulier lors des anniversaires ou dates particulières. Enfin, arrive le moment où le psychisme de l’endeuillé devra choisir entre la poursuite du destin de « l’objet » perdu dans la mort, ou bien la rupture de ce lien en se réinvestissant dans la vie.
On considère qu’il faut au moins un an pour se rétablir d’un deuil difficile, en cas de disparition brutale, violente ou précoce, comme celle d’un enfant par exemple. Il est important de rappeler, encore une fois, qu’il n’existe pas une règle ou une norme, mais au contraire une grande variété de situations, contextes, âges, et réactions au deuil.
Cependant, dans le cas d’un deuil compliqué ou figé, la personne ne progresse plus et s’isole, le processus de deuil est bloqué. La personne endeuillée est habitée sur des mois voire des années par des reviviscences et des souvenirs douloureux, les émotions de tristesse et de colère se cristallisant. Il existe une sensation de vide, de vacuité de la vie, de solitude, d’isolement, sans pouvoir accepter la réalité de la perte. L’inacceptation de la mort du défunt conduit à l’installation de mécanismes d’évitement : des moments (rassemblements familiaux, événements festifs), des lieux qui rappellent le défunt, souvent les lieux de soins, d’inhumation, de crémation ou de culte. La personne a une difficulté voire une impossibilité d’acceptation de la disparition du défunt. C’est souvent l’entourage qui constate que la durée de la souffrance du deuil se prolonge de façon problématique, atteignant le sujet dans ses relations et ses activités. Selon la CIM-11. de l’Organisation mondiale de la santé, le trouble de deuil prolongé fait partie d’une catégorie diagnostique à part, pour lequel il existe plusieurs controverses. Dans la CIM-11, le trouble de deuil prolongé est considéré comme une réaction de stress aigu, semblable au trouble d’adaptation.
Une thérapie peut être utilisée et adaptée pour explorer les blocages et les conséquences de la perte : mécanismes de culpabilité, possibles « déchets relationnels », spirale de l’évitement qui accroit la réactivité aux émotions pénibles associées au deuil, intégration du deuil et de sa charge traumatique.
Le deuil est donc plus un processus de guérison et de cicatrisation. C’est cette guérison qui nous rapproche de l’être aimé. Un nouveau lien se créé avec le proche disparu, une relation qui n’est plus physique, mais où le défunt vit dans le cœur.
C’est cette énergie retrouvée qui permet de s’investir à nouveau dans la vie.
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